ANTOINE WAECHTER
Par lesgarsdelaroyal, mardi 1 août 2006 à 00:00 :: Les candidats :: #100 :: rss
Bayrou : le meilleur choix pour la France
Notre avenir dépend de notre capacité à nous adapter aux défis cruciaux de ce siècle, parmi lesquels la déstabilisation du climat et la montée des conflits pour la maîtrise des ressources sont les dangers les plus immédiats.
Cette adaptation suppose une révision radicale de nos perspectives économiques, de nos logiques d'aménagement du territoire et de nos objectifs sur la scène internationale. Pour être acceptées, ces évolutions doivent s'accompagner d'un effort de cohésion sociale. Ces dernières années ont fourni assez d'exemples de blocages liés à une gouvernance solitaire supportée par une majorité monolithique artificiellement créée par le scrutin majoritaire. Le PS et l'UMP se sont entendus, ces dernières années, pour accentuer un régime où l'exécutif et le législatif se confondent. Une conduite bloquée des affaires publiques ne nous permettra pas d'éviter le mur.
La réponse aux défis comporte quatre exigences :
- l'émergence d'une gouvernance mondiale fondée sur le droit international : la France en a pris l'initiative : elle doit poursuivre dans cette voie sans ménager ses efforts ; dans ce contexte, l'aboutissement de la construction de l'Europe politique est une urgence ;
- l'exemplarité, en disqualifiant culturellement la voiture individuelle et le transport aérien hexagonal au bénéfice du rail, en freinant l'étalement urbain, en protégeant les terres fertiles de l'urbanisation ;
- la cohésion de la société française, un chantier où l'équité est plus importante que la course au pouvoir d'achat ;
- la réforme des institutions pour que le pluralisme des assemblées élues devienne le gage de leur légitimité et pour que le citoyen puisse, par la voie référendaire, prendre l'initiative.
Cette réponse suppose aussi de sortir d'un champ politique structuré de manière binaire entre Droite et Gauche. Ce clivage appartient à la période d'expansion industrielle, où Marx et le capitalisme avaient, l'un et l'autre, le souci de libérer les forces productives. Ces deux idéologies surenchérissent dans la promesse d'une consommation et d'une production croissantes, empêchant la prise de conscience collective des limites objectives de la planète. Il nous faut aujourd'hui changer de paradigme et apprendre à limiter volontairement notre exploitation de la Terre.
En 34 ans de vie politique, je n'ai jamais donné de consigne de vote. Pourtant, aujourd'hui, la gravité de la situation et la première opportunité depuis un demi siècle de sortir du cadre droite gauche, me conduiront à voter François Bayrou le 22 avril. Il est sans doute le seul des trois présidentiables à pouvoir se libérer des contradictions partisanes pour prendre en charge les quatre chantiers du pacte.
Son élection créera, en effet, une formidable ouverture. Nous avons besoin de démocratiser la France pour construire le compromis social. Pour permettre l'émergence d'une alternative, nous avons besoin de sortir d'une alternance réduite à un changement d'équipe. Nous avons besoin d'un projet collectif qui soit autre chose qu'une flatterie de clientèles électorales. Nous devons sortir des pseudo débats où l'étiquetage (il est de droite, il est de gauche) tient lieu d'argument et interdit le déploiement de l'intelligence.

ANTOINE WAECHTER
Climat : nous attendons des actes !
Depuis l'avènement de l'agriculture, l'Humanité a connu de nombreuses crises qui ont coûté la vie à des dizaines de millions de personnes. Le réchauffement climatique, qui n'est qu'un aspect de la crise globale lié à l'explosion démographique du XXe siècle et au relèvement du niveau de vie des Terriens, dépasse les précédentes par l'ampleur de ses conséquences potentielles et par son caractère planétaire. L'association classique de la guerre, de la famine et des pandémies est susceptible de se renouveler.
Sortons de la croyance béate que l'innovation technologique nous sauvera. Même les énergies renouvelables n'y suffiront pas. C'est un changement de nos modes de vie que nous devons accepter.
Je demande au gouvernement de donner un premier signal significatif en cessant de déclarer d'utilité publique de nouveaux projets routiers et en lançant un plan de développement du transport ferroviaire dans l'aire d'influence des villes.
La responsabilité de la classe politique et des médias est déterminante dans l'évolution de l'opinion publique. Or, les projets des principaux candidats à l'élection présidentielle ignorent cet enjeu, qui doit dorénavant déterminer nos choix économiques et sociaux. Le débat doit contribuer à déterminer un projet pour la France : nous demandons aux médias de couvrir la campagne électorale en privilégiant le projet et non la querelle et l'anecdote.
Réunion de Paris : bonne initiative
En invitant à Paris une soixantaine de nations pour mettre sur pied les prémisses d'une gouvernance mondiale, le Président de la République a pris une bonne initiative. La France est, sans doute, le seul pays au Monde à pouvoir mobiliser sur un tel objectif, en raison de son influence au sein des Nations Unies, de ses relations avec l'ensemble des peuples de la planète et de sa taille, peu susceptible d'alimenter une tentation d'hégémonie.
La résolution de la crise écologique globale exige une action commune, des règles de droit et des moyens pour en garantir le respect. Il serait cependant préférable qu'une telle gouvernance soit prise en charge par l'Organisation des Nations Unies elle-même, car une action réduite à la seule dimension environnementale a peu de chance d'être à la mesure des enjeux.
Il est regrettable que Jacques Chirac découvre l'urgence écologique, comme Georges Pompidou, Jimmy Carter et Michael Gorbatchev, à la fin de son mandat. Nous attendons maintenant que les actes suivent la "révolution" annoncée.
Les rapports parlementaires sur les sectes se suivent et se ressemblent. A la différence de la majorité des pays développés, où règne une grande ouverture d'esprit, la France se complait dans une forme de paranoïa sectaire, assimilant tous les comportements "minoritaires" à une suspicion d'appartenance à une secte. C'est ainsi que certaines méthodes de psychothérapie et de pédagogie, les médecines alternatives ou certains choix alimentaires (végétarisme par exemple) sont visés. Cette volonté normative des comportements collectifs est partagée par la Droite et par la Gauche.
L'une des conclusions les plus inacceptables du dernier rapport est la proposition de criminaliser le refus de la vaccination. Un vaccin n'est jamais sans danger pour la personne et son efficacité peut être discuté : il appartient à chacun de faire un choix à partir d'une évaluation avantages/risques. La liberté vaccinale est la règle dans plusieurs pays européens. Les Ecologistes (MEI) se sont prononcés pour cette liberté ; elle est dans le projet de leur candidat à l'élection présidentielle.
Antoine WAECHTER
Président des Ecologistes (MEI)
Vendredi 13 janvier 2006, Boubacar Diallo, un Guinéen de dix ans est tué par le rallye Dakar.
Samedi 14 janvier 2007, Mohamed Ndow, un Sénégalais est tué par le rallye Dakar.
A l’heure où la France se réjouit d’une baisse de 40 % de la mortalité sur la route, notamment grâce à une politique de répression de la vitesse des véhicules, en Afrique le conducteur européen du Dakar peut, sans état d’âme, traverser les villages sans limitation de vitesse. La seule loi qui s’applique est celle héritée de la période coloniale : le bon vouloir du blanc.
Serait-il possible qu'en France les concurrents traversent les localités dans les conditions du Dakar ?
Le Rallye ajoute également à son palmarès la mort d’un douzième motard.
Il est incompréhensible que la France tolère un spectacle de promotion de l’automobile meurtrier, et, de plus, aberrant dans un contexte de lutte contre l'effet de serre alors qu'il s'agit de donner l'exemple de la modération.
Antoine WAECHTER
Président des Ecologistes (MEI)
Monsieur Jacques CHIRAC
Monsieur le Président,
L'accès à la candidature à l'élection présidentielle pose, à chaque échéance, la question récurrente des parrainages. Comment justifier que des courants d'opinion représentant 10 à 15 % de la population puissent être écartés du débat ?
Avant de désigner le locataire de l'Elysée, l'échéance a pour fonction de définir un projet pour la France. Ce projet doit être débattu. Peut-on imaginer, dans le contexte actuel, que les écologistes soient absents de ce débat ?
Il n'y a pas de démocratie sans liberté. Il n'y a pas de liberté de vote si les électeurs sont privés des candidats qui incarnent leurs opinions.
Directement ou indirectement, les grandes formations influencent l'attitude de la grande majorité des élus habilités à accorder leur parrainage. Le maire indépendant d'une petite commune, dont le conseil municipal réunit toutes les sensibilités, hésite, et c'est naturel, à faire un choix.
Le parrainage devrait émaner du peuple lui-même. Cette solution est sans doute difficile à mettre en œuvre pour la prochaine échéance et elle donne l'avantage aux personnalités les plus médiatisées sur l'instant. Elle reste néanmoins la plus cohérente.
Je vous propose, Monsieur le Président, une solution plus facile à organiser : accorder le pouvoir de parrainer aux conseillers municipaux. Cette mesure donnerait aux élus communaux une importance qui leur a été déniée jusqu'à présent ; elle élargirait la base sociale du parrainage à une assemblée plus représentative de la diversité de l'électorat ; elle conserverait la légitimité de l'élu, désigné au scrutin majoritaire dans la majorité des communes.
Cette mesure est possible dès l'échéance de 2007.
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l'expression de mes sentiments dévoués.
Antoine WAECHTER
Président des Ecologistes (MEI)
Le Mouvement Ecologiste Indépendant, parti politique, a été créé en 1994 par les écologistes historiques sous l’impulsion d’Antoine WAECHTER, son président. Fort de son indépendance, il propose une alternative aux politiques de Droite ou de Gauche fondée sur le mythe de la croissance illimitée. Partant du principe que l’Homme doit adapter son activité au capital écologique dont il dispose, dans un souci permanent de partage équitable des ressources à l’échelle planétaire, le MEI veut promouvoir l’émergence d’une nouvelle culture politique : l’Ecologisme.
En Nouvelle Calédonie comme ailleurs, la colonisation s’est traduite par une destruction de la culture indigène, par une spoliation des terres par les colons et par la réduction des Mélanésiens à l’état d’esclaves (capitation, code de l’indigénat). La révolte de 1878 décima la population kanake.
L’exploitation du nickel entraîna la destruction de vastes surfaces d’espace naturel et une forte pression migratoire.
Aujourd’hui, les autochtones kanakes représentent 40% des 200 000 habitants de l’île. Les accords de Nouméa signés par la France le 5 mai 1998 stipulent que seules participeront au vote d’autodétermination, prévu au plus tôt en 2014, les personnes (et leurs descendants) établies sur l’île depuis 1988. C’est grâce à ce compromis que le processus d’affrontement avait pu être arrêté.
Aujourd’hui, Messieurs Sarkozy et Le Pen envisagent de ne pas honorer les engagements de la France. Cette position n’est pas acceptable. Notre pays doit respecter la parole donnée et sa légalité républicaine. Ce qu’un référendum a établi, seul un référendum peut le défaire.
Antoine WAECHTER
Président des Ecologistes (MEI)
Antoine Waechter est un homme politique français de tendance écologiste, né le 11 février 1949 à Mulhouse (Haut-Rhin).
Antoine Waechter s'investit très tôt dans la défense de la nature. Né en 1949 à Mulhouse, il fonde dès 1965 la section mulhousienne des Jeunes Amis des animaux. À partir de 1967 il se bat en faveur de la préservation de la faune et des zones naturelles : réintroduction des castors en Alsace, bataille pour la Vanoise en 1970, remise en question de plusieurs chantiers routiers ou industriels, fondation du premier conservatoire des sites régionaux en 1976. Il devient président départemental puis secrétaire général de la Fédération Alsace de l´Association régionale pour la protection de la Nature (section régionale de la Fédération française des sociétés de protection de la Nature et de l'Environnement, appelée aujourd'hui France nature environnement).
En 1973, il participe à l'émergence de l'un des premiers mouvements politiques écologiste en France : Écologie et Survie, avec Solange Fernex. Il est aussi membre du Mouvement écologique fondé à la suite de la candidature de René Dumont à la présidentielle de 1974. Il sera également membre du Mouvement d'écologie politique qui est un des mouvements dont sont issus les Verts.
Il est l'un des quatre porte-parole nationaux des Verts dès leur fondation en 1984.
Figure la plus voyante de la motion « L'écologie n'est pas à marier » qui remporte la majorité à l'assemblée générale des Verts de 1986 en réaffirmant la stricte autonomie et indépendance idéologique et électorale du mouvement après les tentations d'accord à la « gauche de la gauche » menées par Yves Cochet et la majorité qui suivit la fondation des Verts, Antoine Waechter a été une des figures les plus marquantes du parti écologiste jusqu'à son départ en 1994.

Il a été le candidat des Verts à la présidence de la République (élection présidentielle de 1988). Il y obtint 3,78%, se situant derrière André Lajoinie (PCF) et devant Pierre Juquin (communiste dissident) et Arlette Laguiller (LO). Ce résultat fut considéré honorable.
En mars 1989, il devient conseiller municipal de Mulhouse. Les Verts percent dans les grandes villes. Trois mois plus tard, en juin, la liste qu'il conduit aux élections européennes obtient 10,8% (1 922 945 voix) et 9 sièges, c'est le meilleur résultat jamais obtenu par les Verts à cette élection. Il est élu député européen.
En mars 1992, les Verts et Génération écologie de Brice Lalonde obtiennent chacun environ 7%. Antoine Waechter est élu Conseiller régional d'Alsace.
À l'Assemblée générale de Lille en 1993, la motion qu'il soutient est mise en minorité et c'est Dominique Voynet qui devient la porte-parole la plus influente du mouvement. Il s'oppose aux alliances électorales que la motion opposée veut conclure dès le premier tour avec la gauche dans les élections au scrutin majoritaire.
Il quitte les Verts en 1994 et fonde le Mouvement écologiste indépendant (MEI). Ce parti ne réussira pas à reprendre aux Verts l'image de l'écologie politique en France et finira par ne plus regrouper que quelques centaines d'adhérents.
En 2005 il se prononce pour le « oui » au référendum sur le TCE alors que la majorité du MEI se prononce en faveur du « Non » dans un référendum interne. Il fait remplacer ses opposants au Conseil national ce qui entraîne de nouveaux départs d'adhérents et de responsables dont certains rejoignent les Verts et fait campagne en participant à des réunions publiques organisées par la droite.
Après son départ des verts il tentera à chaque élection présidentielle de se présenter mais n'obtiendra pas les signatures d'élus requises. Le MEI l'a choisi comme candidat pour l'élection présidentielle de 2007, mais il s'est prononcé en faveur d'une éventuelle candidature de Nicolas Hulot. En pratique il a disparu de la scène politique depuis des années, Les Verts ayant par le nombre de leurs militants et de leurs élus une visibilité que le MEI n'a jamais pu obtenir. La dernière grande apparition médiatique d'Antoine Waechter remonte à août 2003 quand il était venu aux Journées d'été des Verts ; la presse s'est alors demandée s'il allait adhérer à nouveau au mouvement qu'il avait quitté neuf ans plus tôt.
Il garde néanmoins une visibilité supérieure dans sa région en Alsace où la liste du MEI qu'il menait aux élections régionales de 2004 a passé les 5% en l'absence d'une liste des Verts, ceux-ci ayant renoncé à se présenter pour s'intégrer à la liste du Parti socialiste.
Dès le début des années 1970, Antoine Waechter estime que l'action écologiste doit dépasser le cadre des associations et se développer dans un véritable parti politique. C'est ainsi qu'il crée le mouvement « Écologie et Survie » en 1971. Face à Brice Lalonde qui préfère agir à travers des réseaux associatifs tels que les Amis de la Terre, Waechter participe à la création du Mouvement écologiste politique puis prend le contrôle des Verts.
Il refuse toutefois d'inscrire ce parti dans la séparation traditionnelle gauche-droite de l'espace politique. Jusqu'au début des années 1990, il parvient à maintenir les Verts dans une stratégie d'indépendance à l'égard des partis traditionnels. Lorsque la majorité du parti se désolidarise de son principe d'indépendance, il quitte les Verts et crée un nouveau mouvement, le Mouvement écologiste indépendant.
Antoine Waechter, auteur d'ouvrages naturalistes et défenseur en particulier du massif des Vosges, s'oppose à l'anthropocentrisme de la société moderne. Il rejette en particulier le terme « environnement », qui supposerait que la nature ne doit être conservée que pour servir de cadre de vie à l'homme. Il veut préserver la Nature, « tout ce qui naît, vit et meurt hors de la maîtrise de l'Homme », des atteintes de la société industrielle. L'homme, selon lui, n'a pas le droit moral de soumettre la Nature à ses seuls intérêts.
Il affirme l'impossibilité d'une « croissance indéfinie dans un monde limité » et décrit les risques posés par l'explosion démographique, la mobilité accrue et les évolutions techniques non maîtrisées.
RESUME DE SON PROJET PRESIDENTIEL
Présenté à la presse le 18 mars 2002
La France est un pays riche et en paix dans un monde agité et en pleine évolution. L’avenir est pourtant chargé de nuages sombres : dérive climatique, effondrement de la diversité vivante, progression des déserts, tension sur les ressources alimentaires, montée de la violence, multiplication des conflits dans le monde, transgression de la nature du vivant, disparition de la paysannerie… La tentation est forte d’ignorer ces réalités pour ne se préoccuper que de notre confort immédiat. Des alarmes sont émises depuis trente ans par des organisations crédibles (MIT, ONU…) sans que les arbitrages fondamentaux soient pris par les gouvernants, y compris en France.
Dans ce contexte, les priorités d’un Etat qui se préoccuperait de l’avenir de ses enfants seraient de :
- se libérer de la croissance.
- restaurer une éthique du vivant.
- fonder la société française sur la convivialité.
- garantir la paix par la justice.
Le site officiel


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