EDOUARD FILLIAS
Par lesgarsdelaroyal, mardi 1 août 2006 à 00:00 :: Les candidats :: #114 :: rss
Candidat Alternative Liberale à la Présidentielle de 2007
EDOUARD FILLIAS
REPOND AU QUESTIONNAIRE DE PROUST DES GARS DE LA ROYAL
Mini-bio :
Petit-fils d'immigrés espagnols, Édouard Fillias est né le 21 avril 1979.
Il rentre à Sciences Po Paris en 1998 et est élu sur une liste de l'UNI au conseil de direction. Il se fait remarquer par sa vive opposition à la réforme de discrimination positive proposée par la direction. Une fois diplômé, il se lance dans les études commerciales et intègre HEC Paris en 2001.
Ses études achevées, il travaille de 2004 à 2006 chez Digimind, un cabinet de conseil spécialisé dans la veille stratégique pour lequel il a publié plusieurs livres blancs. En 2006 il a quitté le cabinet et a fondé en mars de la même année un cabinet de conseil en intelligence économique, Quid Novi. Il est également maitre de conférence à l'Institut d'études politiques de Paris.
En 1999 il milite au RPR où il soutient la candidature de Patrick Devedjian pour la présidence de ce parti. Il quitte au bout de 4 mois le mouvement gaulliste qu'il juge carriériste.
Encore étudiant, il fonde en 2001 l'association libérale « Liberté, j'écris ton nom » qui deviendra rapidement « Liberté chérie ». Il en sera le président durant 4 ans. Au cours de sa présidence, il s'est illustré par la défense du service minimum, en particulier dans les transports publics et la pratique de l'"agit prop" (Contre-manifestations, jeu de société Monopole public, etc). En 2003, il publie avec Sabine Hérold, sa femme depuis septembre 2006, un livre : Liberté, liberté chérie et en 2006 pour en finir avec la société du recyclage.
Le 1er mars 2006 il participe à la création d'un nouveau parti politique libéral Alternative Libérale dont il devient président. Il a été choisi comme candidat de ce parti pour l'élection présidentielle de 2007.
Il est un intervenant régulier de l'émission de radio Les Grandes Gueules sur RMC.

Pour le libre choix des Français, pour de vrais choix de vie, ouvrir des portes pour la Liberté.
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par Edouard Fillias, 28 septembre 2006
Beaucoup de Français doutent que la France puisse évoluer. Les discours des hommes politiques les ont enfermés dans une litanie permanente de réformes promises, reportées en permanence puis jugées finalement inapplicables. "Modèle social", "dialogue social", "à la française" : tout un vocabulaire, tout un Etat d'esprit qui rendent le débat impossible, une vision fermée par les réflexes d'un passé mirifique où nous devons retourner : le Front populaire, la consensus national de la Libération, les Trente Glorieuses sont les symboles de ceux qui discourent au passé simple des questions du présent et de l'avenir.
Pour relever le défi de la mondialisation positive, Pour sortir la France de son enfermement qui lui fait craindre tout ce qui lui est extérieur, Pour que les Français profitent pleinement de l'évolution si rapide des sciences et techniques, des courants de pensée, Pour répondre aux opportunités et aux périls du nouveau monde qui advient, une planète plus mondialisée donc plus ouverte, un monde d'individus plus libres de circuler, de discuter, d'interagir.
Il convient non pas de proposer une énième réforme à laquelle plus personne ne peut croire : nous avons besoin d'une révolution de pensée. Cette révolution ne sera le fait d'agitateurs politiques autoproclamés. Aucun homme politique, aussi brillant soit-il, ne peut prétendre répondre aux problèmes quotidiens de millions de Français, chacun avec son parcours, ses difficultés, ses envies qui lui sont propres.
La société française a besoin de créativité, de foisonnement intellectuel, scientifique et même social pour répondre à toutes ses aspirations.
C'est pourquoi cette révolution ne peut être que libérale : donner aux individus les possibilités et les moyens de leur choix de vie. La société du libre choix que je promeus est celle où les Français ont la possibilité équitable de faire les choix déterminants dans leur vie, pour eux ou pour leurs enfants. Le projet que je porte ne s'accomplira que par la réalisation des aspirations de tous et de chacun.
Retrouvons les libertés perdues ou confisquées par l'Etat ! Reprenons en main son propre parcours d'éducation ou de travail ! Reprenons la responsabilité des choix déterminants dans sa vie comme l'école de ses enfants ou le moment de sa retraite ! Construisons autour de nous de nouvelles formes de solidarités basées sur de nouvelles formes de libertés!
Pour arriver à cette société du libre choix, je propose donc d'ouvrir les Portes de la Liberté. Education, emploi, assurance santé, assurance chômage : laissons les individus trouver eux-mêmes les solutions adaptées à leur situation, à leurs envies et sachons aider les personnes qui ont eu un incident de parcours. Le droit à la deuxième chance est un pilier central de la société libérale que je vous propose.
Mon programme, développé ci-dessous, est organisé autour de trois axes: Refonder notre démocratie, Créer des espaces de libertés et Une nouvelle donne économique et sociale.
Refonder notre démocratie
Une véritable démocratie libérale a besoin d'institutions représentatives et d'un Etat de droit et les individus ont besoin de ce cadre garant de leurs libertés pour avancer avec assurance dans leur vie.
1/ Institutions
Notre démocratie va mal : le président actuel, fraudeur et prescripteur de corruption, en est le triste représentant et l'insupportable incarnation. La société du libre choix est avant tout une société de confiance - confiance en nos élus, en nos institutions. Je suggère donc une refonte complète de nos institutions : il s’agit d’une refonte plus large qu’un simple changement de République. En effet, ce ne sont pas seulement nos institutions Républicaines qui vacillent aujourd’hui, mais bien l’ensemble de notre vie démocratique.
Nous voulons que les élus, à l’échelle du Parlement, de l’Europe ou des collectivités locales, assument leur vrai rôle et qu’ils puissent agir comme un nécessaire contre-pouvoir face à l’exécutif national. Dans notre actuelle pratique démocratique, le débat est une façade (par exemple, le Grand Débat sur l’Education : quelles conséquences…), car toutes les décisions peuvent être prises par quelques hommes, dont le Président.
Mes portes pour la Liberté :
Permettre aux Français de mieux connaître leurs élus et de suivre leur action, en interdisant le cumul des mandats et en limitant les possibilités de renouvellement. Pour des élus à plein temps et vraiment responsables, ainsi que pour un renouvellement salutaire de la classe politique française.
Afin de clarifier et de rationnaliser le fonctionnement de l'administration et de la rendre plus responsable en limitant le nombre d'intervenants sur un dossier, suppression des cantons, des départements et des conseils généraux. Suppression de l'ENA et du Conseil Economique et Social. Si ces deux institutions ont une responsabilité dans la situation de notre pays, c'est une mesure de salut public.
Donner aux Français la possibilité de lancer des référendums d’initiative populaire, à tous les échelons : locaux, nationaux, européens, avec le soutien d’au moins 10 % du corps électoral. Donner le droit de vote aux étrangers dès lors qu'ils demeurent depuis plus de cinq ans sur le territoire national.
Maîtrise de son ordre du jour par le Parlement, qui ne doit plus pouvoir être dissout par le président. Suppression des votes bloqués et de l'article 49-3. > Afin de favoriser l'émergence d'une véritable société civile, simplification d'accès au statut d'intérêt général" et d’"utilité publique" pour favoriser les dons.
2/ Justice
La justice est la fille oubliée de notre démocratie alors qu'elle devrait en être le socle, comme dans tout Etat de droit digne de ce nom. Elle est garante de l'application du droit, base de notre confiance en nos institutions et également les uns envers les autres. Tenir un discours ambitieux pour la justice, c’est bien. Encore faut-il s’en donner les moyens, matériels et humains, pour ne pas prendre délibérément le risque de voir des coupables en liberté ou, pire, des innocents derrière les barreaux.
Mes portes pour la Liberté :
Augmentation considérable des ressources et modernisation de l’organisation judiciaire. Sans cette première étape incontournable, toutes les mesures qui pourront être prises ne seront d'aucun effet. Le recrutement de plusieurs milliers de juges est indispensable pour revenir au niveau de nos voisins européens. Un recours systématique aux supports dématérialisés dès lors qu'il ne s'agit pas d'une pièce de dossier permettrait assurément de gagner en efficacité à moindre coût.
Indépendance réelle du pouvoir judiciaire, en particulier vis à vis du pouvoir politique. Ceci passe en particulier par une réforme de la composition et du mode d'élection au Conseil Supérieur de la Magistrature.
Limitation stricte de la détention provisoire. Il est inadmissible qu'elle constitue un usage courant alors que les prisons françaises sont par ailleurs surpeuplées. Au nom de quoi enferme-t-on des milliers de présumés innocents ?
Remise aux normes des prisons, qui sont sans doute les pires qui soient au niveau européen. La condamnation à la prison est une privation de liberté de circulation, pas de dignité.
Créer des espaces de libertés
Sans revenir sur le triste constat de la société française, comment elle se perçoit ou comment elle est perçue, on doit se demander ce qui l'empêche de trouver les solutions. Pourtant, les idées ne manquent pas : des organisations de la société civile ou des entreprises organisent nombre de débats ou forums publics et parfois les transforment effectivement en actions concrètes : éducation, solidarité, co-développement... Les individus eux-mêmes font preuve de créativité, même dans les conditions les plus difficiles.
Face à toutes ces idées modernes et novatrices, l'Etat reste impassible et délègue chichement ses prérogatives. Pourtant, seul le foisonnement d'idées de la société des individus saura répondre aux défis de demain : nouveaux savoirs, pédagogies novatrices, solidarités réinventées.
1/ Assurances et protection des individus
Au cours du XIXème siècle, les libéraux ont été les initiateurs des systèmes de solidarité entre les travailleurs : liberté syndicale, bourses du travail, mutuelles ouvrières. Je me considère comme un héritier naturel de ces humanistes, qui voyaient dans ces structures collectives organisées par les individus des véritables espaces de liberté. Or, ces structures ont été finalement mises à pied par l'Etat au sein des structures paritaires : elles ne sont plus le lieu privilégié de défense des intérêts des salariés qui y cotisent mais les forteresses d'intérêt de technocrates d'Etat ou syndicaux (patronaux et salariés).
Dans ces structures de soi-disante solidarité, une administration sourde y règne en maître sans que les usagers n'aient leur mot à dire ; elle organise une inégalité de fait devant l'assurance-chômage ou santé pour qui ne sait pas décrypter ses méandres. Pour être bien soigné en France, il faut connaître un bon médecin, avoir ses entrées auprès d’un professeur.
Dans notre société supposée résistante à l’inégalité et l’injustice, les droits des plus faibles sont constamment piétinés, les situations individuelles toujours ignorées. Quant aux retraites, comment accepter que les fonctionnaires bénéficient de fonds de pension, toujours interdits aux salariés du privé ? Comment accepter les inégalités flagrantes entre les retraites du public et celles du privé ?
Je propose d’ouvrir à la liberté de choix les assurances sociales. Que chacun cotise pour un panier commun, afin de préserver l’exigence de solidarité dans notre société, mais puisse choisir lui-même la compagnie d’assurance qui le couvrira. Je propose qu’on puisse disposer librement de son épargne retraite, pour choisir l’âge de son départ à la retraite par exemple. Il n’est pas question de détruire la Sécurité Sociale, mais d’en finir avec son monopole tenu en échec par la réalité. Enfin, l’assurance chômage obligatoire ne remplit pas sa mission : elle n’accompagne pas les chômeurs comme elle devrait le faire vers le « retour à l’emploi ». Pourquoi laisser à l’UNEDIC ce monopole et surtout pourquoi lui donner un caractère obligatoire ?
Mes portes pour la Liberté :
Choisir librement l’assurance pour sa santé avec l’obligation de cotiser un minimum et l’obligation pour les assureurs de ne pas sélectionner les clients.
Choisir librement la caisse ou le fonds pour sa retraite, hors du système par répartition, avec l’obligation de contribuer à un « droit de sortie » pour payer les retraites du système par répartition.
Choisir librement de cotiser pour son chômage, auprès de la caisse d’assurance qui nous convient le mieux.
Percevoir un « salaire complet », intégrant les charges sociales et patronales : à nous de reverser nous-mêmes les cotisations pour nos assurances, que ce soit la Sécurité Sociale ou une autre compagnie, puisqu’il s’agit de l’argent que nous avons gagné avec notre travail.
2/ Education : espace de liberté pour l'avenir
Appréhender la connaissance du monde qui nous entoure, apprendre un métier épanouissant et utile aux autres, l'école est un lieu privilégié de la vie en société. Pour pouvoir évoluer facilement, les individus doivent être bien formés : les parents l'ont bien compris, eux qui désirent pour leurs enfants l'école qui leur apportera les meilleurs projets éducatifs.
Le système éducatif français est en crise alors que nous consacrons l’un des budgets les plus élevés par élève de toute l’Europe. Nombre d'analyses, de livres et de témoignages en attestent : l’Education Nationale est une forteresse irréformable dont les résultats peuvent être largement questionnés. Ses résultats sont insatisfaisants au regard des objectifs que doit se donner un pays moderne. Les dépenses et les priorités sont gérées en dépit du bon sens : comment expliquer que les fameuses Zones d’Education Prioritaires aient un budget de 30 % inférieur à la moyenne nationale ? Il est temps d’insuffler dans ce système de la liberté, mais aussi plus de rigueur dans la gestion des carrières des enseignants, dans la reconnaissance de leurs mérites et de leurs rémunérations, très insuffisantes.
Mes portes pour la Liberté :
Nous proposons que les parents puissent librement choisir l’école de leurs enfants. Publique comme privée, à partir du moment où l’école respectera la charte de contenus pédagogiques, l’argent suivra les enfants et les études seront intégralement financées par l’Etat. Puisque nous rendons aux établissements leur autonomie et leur liberté pédagogique, nous sommes favorables à la suppression de la carte scolaire.
Pour des enfants malheureux dans leur école, malheureux dans leur milieu, à partir de l’âge de douze ans, nous proposons l’option de l’internat. Au libre choix de l’enfant et des parents qui cherchent des repères et des cadres.
3/ Liberté d'expression, droit à disposer de son corps
La liberté de choix se vit au quotidien. La liberté de dire ce que vous voulez sans subir la censure. La liberté de rédiger un livre d’Histoire sans tomber sous le coup d’une loi, telles que les lois Gayssot et Taubira, dénoncées par tous les historiens de ce pays. La liberté de circulation et de travail en Europe, comme le proposait feu la directive service. La liberté de jouer en dehors du monopole de la Française des Jeux, comme Internet l’a déjà rendu possible pour des millions de personne. La liberté de disposer de nous-mêmes, de notre vie privée, de nos choix de vies. La société largement étatisée a rendu acceptable l’idée d’un « ordre moral » pour tous, aujourd’hui vendu sous l’étiquette d’ordre juste ou de retour à l’autorité. Nous pensons que l’autorité des parents, la conscience professionnelle et l’éthique du citoyen se passent parfaitement de la tutelle administrative.
Mes portes pour la Liberté :
Nous sommes pour que chaque Français puisse s’exprimer librement, sur tous les sujets, même les plus désagréables. Tout doit pouvoir être discuté. Et c’est seulement à la lumière du libre débat que peut gagner la vérité.
Nous souhaitons proposer aux Français qui le souhaitent de travailler librement dans les autres pays de l’Union Européenne, même pour une courte période de temps. C’était l’esprit du texte de la Directive Service, dite « Bolkenstein ». La liberté de circulation est désormais un acquis au sein des frontières de l’Union : pourquoi la limiter ?
Chacun doit pouvoir disposer de lui-même comme bon lui semble. Il est temps de cesser l’hypocrisie relative à la consommation de drogues récréatives, mensonge sur lequel prospère la criminalité des petits caïds. Des produits distribués sous le manteau sont un danger pour la santé publique. Nous proposons de légaliser ces produits, tout en les interdisant aux mineurs et en instaurant des contrôles pour les conducteurs.
Nous voulons proposer aux Français de disposer librement du droit de s’unir ou de se désunir avec qui bon leur semble. Nous proposons de remplacer le mariage républicain par un contrat d’union civile garantissant les droits et devoirs des deux parties ainsi que des enfants qu'ils reconnaîtraient, contracté devant notaire, entre deux personnes de toutes religions, de tous sexes. Le mariage retourne ainsi à la sphère strictement privée, religieuse ou simplement festive.
Une nouvelle donne économique et sociale
"Economie" et "social" sont devenus les lampions préférés des hommes politiques de notre temps : on tire à hue et à dia selon son bord politique ou on tergiverse pendant des années sur la troisième voie ou les modèles étrangers. Loin de tout culte idéologique, le seul "modèle social" qui vaut est celui qui tient compte des contraintes et désirs des hommes dans la modernité : c'est pourquoi nous devons repenser notre rapport au revenu, au logement, à l'activité, à l'entreprise.
1/ Repenser notre rapport au revenu
Notre modèle social est devenu antisocial. Fondé sur de bonnes intentions après la guerre, il a dégénéré en cauchemar. Face à l’omniprésence de l'Etat, trop de nos concitoyens ne se sentent plus responsables. Ils considèrent que les problèmes de la vie ne sont plus de leurs ressorts, mais de celui de la collectivité. Notre système a échoué à protéger les plus démunis, ce qui était pourtant sa vocation initiale. Il est au contraire devenu une grande « machine à exclure ». Pour la première fois dans l’histoire de France depuis très longtemps, le pouvoir d’achat de la génération active devient inférieur à celui de la génération retraitée. L’ascenseur social est en position descente. Les assurances sociales coûtent extrêmement cher et imposent leurs prestations rigides aux cotisants captifs sans distinguer ce qui relève de l’assurance de ce qui relève de l’assistance.
Qu’attendons-nous pour changer la donne ?
La vision libérale de l’alternative à la ruine sociale est fondée sur la simplicité, sur l’efficacité, sur l’apolitisme et sur la liberté de choix. Le système d’assistance et d’impôt doit être simple, intelligible de tous, et transparent sur ses fondements. Il doit inciter à l’engagement professionnel et politique au quotidien personnel dans la vie, à l’initiative et à la prise de risque. Il ne doit pas servir de levier électoral. Notre solution consiste à changer à la fois le système fiscal et social. Nous proposons la mise en place d’un impôt à taux unique, payé par tous, proportionnel aux revenus perçus. Nous l’adossons à un revenu d’existence, qui remplace toutes les allocations sous condition de revenu, d’un montant égal pour tous les Français, perçu à partir de 18 ans.
Mes portes pour la Liberté :
Au nom de la liberté de choix, du droit à la seconde chance, de la transparence et de l’équité du système d’aides publiques, nous proposons de remplacer les innombrables aides et allocations (APL, AF, RMI, etc), incompréhensibles et prétextes à toutes les tricheries, par une allocation unique et mensuelle de 500 euros versée à tous les Français majeurs, 100 euros pour les mineurs. Ce Revenu de Liberté vient en déduction de l’impôt sur le revenu et devient un chèque fiscal versé par le service impôts en deçà d’un certain niveau de revenus.
Pour financer de façon équitable ce système, nous proposons l’instauration d’un impôt sur le revenu proportionnel à taux unique de 18 % sur le salaire complet (incluant les charges sociales et patronales) et l’ensemble des revenus, payée par tous les Français disposant de revenus.
2/ Repenser notre rapport au logement
Il y a trop de Français qui travaillent mais qui ne peuvent pas se loger : un sans domicile fixe sur trois a un emploi. Pour que les Français puissent louer ou acquérir un logement à un prix décent, nous proposons d’augmenter l’offre de logements disponibles et la fluidité des différents secteurs du marché immobilier. Simplification de l’acquisition de terrains et de propriétés, protection réelle des droits des bailleurs pour augmenter l’offre locative, remplacement des aides au logement, qui alimentent surtout la hausse des loyers, par une aide à la personne (le revenu d’existence). Alors que l’Etat gère aujourd’hui la pénurie de logements qu’il contribue à alimenter, nous proposons de revenir sur la loi SRU et d’affecter en priorité les HLM existants à ceux qui en ont réellement besoin, ce qui implique d’augmenter le taux de rotation du parc. Parallèlement, nous proposons aux locataires de HLM de devenir propriétaires de leur logement à un prix dégressif avec leur ancienneté dans les lieux.
Mes portes pour la Liberté :
Un logement social est un logement que l’on peut, un jour, acquérir avec ses économies. Nous proposons que les Français logés en HLM de longue date puissent acquérir leur logement à un prix fortement dégressif avec l’ancienneté.
Pour que le parc HLM devienne fluide et assure sa mission, nous proposons d’obliger les locataires qui ont un revenu supérieur au seuil établi de quitter les lieux pour laisser rentrer ceux qui en ont réellement besoin.
Pour que le logement ne soit plus un obstacle à la mobilité géographique, nous proposons de supprimer les droits de mutation.
Pour lutter contre la frilosité du marché locatif, nous souhaitons faire respecter le droit de propriété. Cela peut découler de la mise en place de garanties pour défaut de paiement. En tout état de cause, les jugements en référé et les expulsions doivent être rapidement exécutées si le contrat n’est pas respecté par le locataire.
Pour que le logement ne soit plus un problème, mais un choix pour chaque Français, nous proposons que tout terrain soit constructible par défaut, à l’exception des espaces littoraux et parcs naturels. La valeur d’un terrain ne doit plus être soumise aux aléas de l’administration ou des élus. C’est une nécessité pour relancer la construction de logements dans notre pays.
3/ Repenser notre rapport à l'activité
Les Français aiment le travail et n’hésitent pas à apprendre à leurs enfants à travailler dur. La crise perceptible du travail tient d’abord au rapport difficile entre employeurs et employés, plutôt conflictuel que coopératif. Le Code du Travail est progressivement devenu un monstre tentaculaire, incompréhensible et qui se révèle parfois même contradictoire avec lui-même de l’aveu d’experts syndicalistes. D’un côté, les employeurs ont peur d’embaucher, effrayés par la dérive judiciaire des rapports sociaux. De l’autre côté, nombre de salariés souhaitent pouvoir travailler plus longtemps et à des horaires plus flexibles et mieux rémunérés. Dans le modèle de plus en plus complexe d’organisation qui découle de la globalisation des échanges, l’adaptation de notre marché du travail prend une importance cruciale, tant pour relancer notre économie souffreteuse que pour répondre à la diversité des attentes de plus en plus individualisées.
Pour libérer les énergies, l’assouplissement radical du code du travail constitue un pas décisif. La judiciarisation des rapports sociaux doit faire place à des rapports de coopération. Ce basculement de la confrontation à la négociation repose sur la confiance mutuelle de partenaires sociaux actifs plutôt que sur des réglementations complexes et autoritaires. L’intervention des politiques doit être bannie de la sphère sociale qui ne concerne que la société civile.
En ce qui concerne l’Etat, la disparition du statut de la fonction publique constitue l’étape fondatrice d’une vaste réforme introduisant l’autonomie, l’initiative et la reconnaissance des talents dans tous les secteurs. Son statut exceptionnel entraîne depuis longtemps un gaspillage monumental des ressources humaines de la fonction publique. L’initiative et la mobilité de carrière sont bloquées, et le mérite individuel ne tient aucune place. Toutefois, notre combat concerne toutes les libertés de choix. A commencer par celle des fonctionnaires qui souhaiteront quitter la fonction publique et dont nous pensons qu’ils en seront les premiers gagnants. Nous proposons l’égalité de traitement des nouveaux salariés du secteur public, des fonctionnaires qui le souhaitent et des salariés secteur privé.
Mes portes pour la Liberté :
Nous proposons d’instaurer un nouveau cadre de contrat en remplacement de tous les contrats formatés actuels, s’appuyant sur des grands principes simples et clairs. La grande souplesse juridique du cadre que nous proposons permet donc de fixer contractuellement tous les aspects à l’embauche.
Chaque salarié doit pouvoir librement cumuler plusieurs emplois. C’est une excellente manière de ne plus dépendre d’un seul employeur. De même, un retraité doit pouvoir travailler sans perdre ses droits.
La formation continue, enjeu essentiel pour valoriser les compétences de chacun, doit sortir de son cadre « paritaire » opaque et insatisfaisant. Laissons les personnes et les entreprises investir librement dans les cursus qui leur conviennent le mieux, en fonction de leurs besoins.
Donner aux fonctionnaires qui le souhaitent la possibilité de sortir de la fonction publique, de bénéficier d’une gestion de leur carrière, d’un salaire plus avantageux et de primes individualisées.
Pour les nouveaux entrants de la fonction publique, nous proposons d’aligner le statut sur celui du secteur privé.
4/ Repenser notre vie en entreprise
Les libéraux français du XIXème siècle sont à l'origine des libertés syndicales. J'en suis donc un ardent défenseur. Mais de la liberté de choix des salariés aussi, qui n’ont le choix qu’entre cinq syndicats se partageant un monopole de la représentation. On ne peut aujourd’hui, dans notre pays, créer son propre syndicat et se présenter aux élections : c’est interdit. Les syndicats actuels, rentiers du système, sont de moins en moins représentatifs. Ils n'apportent plus de réelle satisfaction aux salariés dont ils se sont progressivement désintéressés. Ils se sont repliés sur leurs bastions traditionnels, les entreprises sur-protégées du secteur public où ils tiennent les commissions paritaires, organe de gestion des carrières des fonctionnaires. Alors qu’ils continuent à tenir les places et les budgets des Comités d’entreprise, comme l’a révélé l’affaire EDF, ils ne font plus leur travail de défense des intérêts de tous les salariés, mais pratiquent plutôt une politique de la terre brûlée par la grève dure à la moindre tentative de timide réforme. La grande question que doivent se poser les syndicats, c'est celle de la nature des prestations qu'ils devront proposer aux salariés pour retrouver leurs faveurs.
Mes portes pour la Liberté :
Choisir librement le syndicat qui nous représente, grâce à l’abrogation du monopole des cinq syndicats représentatifs.
Unifier les instances représentatives du personnel en entreprise Liberté, pour chaque salarié, de cotiser ou pas au comité d’entreprise. Un bon comité d’entreprise n’aura pas de problème pour fédérer les salariés.
5/ Repenser notre rapport à l'entreprise
La richesse et le dynamisme d’un pays reposent en grande partie sur ses entreprises. Des plus petites aux plus grandes, toutes contribuent à la création de valeur, à l’innovation et aux échanges à l’échelle nationale et internationale. La mondialisation fait graduellement émerger un modèle global d’organisation économique à la fois complexe et résistant par la diversité de ses activités et des moyens de financement en circulation. La facilitation des échanges, la baisse des coûts de transport et l’affirmation de langues d’échange contribuent à l’émergence de véritables pôles régionaux qui transcendent largement les frontières. Bref, la vie des entreprises transcende de plus en plus celle des Etats. Le monde constitue un champ immense d’opportunités pour nos entreprises, à condition qu’elles soient flexibles, réactives et innovantes… ou plutôt qu’on leur permette de l’être.
Nous ne souhaitons pas voir les dirigeants politiques s’immiscer dans la vie des entreprises. En revanche, leur mission devrait plutôt consister à assainir l’environnement économique et à offrir aux acteurs économiques un cadre ouvert et clair, constitué de règles du jeu simples et stables. Plus que des aides et privilèges ciblés aux effets pervers, les entreprises souhaitent qu’on les laisse vivre sans intervenir dans leur marché afin de pouvoir enfin se consacrer pleinement à leur objet social. Par ailleurs, la gouvernance de l’Etat s’avère catastrophique. Les entreprises nationales doivent être cédées à des investisseurs responsables de leur stratégie et de leurs résultats. Leur secteur d’activité doit aussi être ouvert à la concurrence comme c’est souvent déjà le cas chez nos partenaires.
Mes portes pour la Liberté :
Ouverture des monopoles publics actuels (énergie, transport, poste) à la concurrence, sans encadrement des prix ni restriction aux entrants.
Nous proposons un plan de soutien aux PME/PMI, proche du Small Business Act américain et que nous souhaitons voir édicté au niveau européen, afin de gommer les avantages servis aux grands groupes et permettre aux petits acteurs de « prendre le train en marche » et d’accéder, à armes égales cette fois, au marché de la concurrence : grande réforme des marchés publics et budgets de la recherche dirigés prioritairement sur les PME.
Nous souhaitons favoriser les Business Angels et le capital-investissement qui soutiennent activement la création d'entreprises innovantes. Structure juridique adéquate, cadre juridique simplifié et règles prudentielles modernisées devraient stimuler ce secteur vital pour développer les leaders de demain.
Nous préconisons d'instaurer systématiquement un audit préalable à toute réglementation nouvelle. Toute proposition, projet de loi, décret ou arrêté devrait être précédé d’une analyse d’impact : coût de l’administration à mettre en place pour le suivi de la mesure d’une part ; temps consacré par les entreprises pour la comprendre et la mettre en œuvre d’autre part.
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