Voilà ce qui s'appelle gouverner !

Georges Bush vient d'apposer sa signature, le 17 octobre 2006, au bas du "Military Commissions Act of 2006", texte qui autorise le recours à des méthodes agressives d'interrogatoire et le jugement par des tribunaux militaires des suspects de terrorisme.
En d'autres termes, puisqu'il faut appeler un chat un chat, aux Etats-Unis désormais, que les citoyens du monde entier se le tiennent pour dit : l'état a le droit de torturer.

Mais est-ce que tout ça n'est pas tout de même (et pardonnez-moi l'expression) un peu mou de la couille ?
Parce que nous le savons tous, la torture ne date pas d'hier et nous savons aujourd'hui qu'elle est une façon de faire plutôt républicaine et démocratique. C'est pas Jean-Marie Le Pen qui me contredira.

Est-ce donc vraiment ce qu'on peut appeler un moyen efficace pour lutter contre le terrorisme ?
Franchement. Est-ce qu'on ne pourrait pas user de méthodes un peu plus "musclées" ?
Je sais par exemple que -en début d'interrogatoire- à ce moment précis des présentations entre le présumé coupable et le présumé bourreau, couper la main d'un suspect au lieu de la lui serrer constitue une entrée en matière assez persuasive.
J'ai lu que lorsque l'interrogé est issu d'un milieu rural il est également efficace de lui faire savoir qu'on a procédé quelques heures plus tôt au saccage de son village avec viol des femmes et des enfants, que des maisons ont été rasées et que les habitants ont été déportés hors du département, voire du pays (mais c'est plus cher).
Autrefois on dressait des bûchers sur les places pour les sorcières, on écartelait en place de Grève (au lieu de la faire, la grève... feignants!), on ébouillantait à l'huile, bref, on avait un tout autre vocabulaire, spécialement étudié pour les méchantes personnes qui ne s'en plaignaient en outre, pas plus que ça et tout allait-il moins bien qu'aujourd'hui ? Non, non, non. Trois fois non.
Et j'ose même ici le crier haut et fort : dans le temps c'était bien mieux. Aucun avion ne s'est jamais encastré dans la tour de Pise, en voilà bien une preuve.

C'est pourquoi, oui, je suis bien content de savoir qu'on va pouvoir torturer tranquille au pays de Georges Bush, mais quand même, est-ce qu'une présidence un peu plus forte avec une main de fer dans un gant d'acier à la place de ce fils à papa milliardaire, mégalomane et idiot ne rendrait pas un meilleur service au pays ? Je pose la question.
Et je la pose avec d'autant plus d'allant et de bonne humeur que je sais que chez nous, Nicolas Sarkozy ne fera pas les choses à moitié comme l'autre cow-boy et qu'il en a de la poigne, lui.

Me voilà rassuré. Ouf !



Les gars de la Royal - Reproduction autorisée en citant la source
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