A Paris, comme -plus particulièrement- dans toutes les grandes villes, des hommes des femmes et des enfants jonchent le sol.

Abandonnés de tous, des pouvoirs publics, des hommes politiques, de l'état, des collectivités, parfois reliés à la civilisation par la seule gentillesse d'un passant et d'une improbable soupe populaire, ces fantômes des villes sont NOS fantômes, NOS reflets, NOTRE honte.

Souvent porteurs d'une dignité qui est leur seule richesse, ils nous renvoient en pleine figure notre conception de l'homme dans la société.

D'un côté les riches, de l'autre les pauvres et au milieu les cloches, je devrais dire les morts-vivants.

Car c'est cette réalité que nous construisons chaque jour, cette machine à broyer l'homme, faites par tous les hommes et les femmes aux ordres de quelques uns. Ces mêmes qui nous font croire qu'ils bâtissent notre bonheur à tous alors que c'est nous qui forgeons le leur.

Comme les petits cailloux blancs semés derrière soi pour ne pas perdre sa route, tous nos SDF sont là, les uns à côté des autres, les uns derrière les autres pour nous rappeler le chemin vers notre maison-haine.

Car aurait-on besoin de petits cailloux blancs pour retrouver le chemin de l'amour ?



Ce 2 décembre 2006, place de la Concorde, à 15 heures, ils vous demandent des les rejoindre, de les soutenir, de les aider.

Allez faire un tour sur leur site, regardez les vidéos. Respect.