Petits candidats, grands candidats...
Par lesgarsdelaroyal, mardi 16 janvier 2007 à 09:53 :: Le Billet :: #154 :: rss
Et mon cul c'est du poulet ?
C'est sans doute la grande nouveauté de cette campagne 2007 : ce n'est pas la peine de voter, on l'a déjà fait pour vous !
C'est vrai que voilà une bonne chose de faite. Après tout, c'était contraignant, fastidieux. Et cette manie de faire ça le dimanche ! Même si c'est tous les cinq ans, est-ce qu'on n'a pas mieux à faire que d'aller s'enfermer dans un isoloir un dimanche ?
ça doit être ça la démocratie : voter pour nous. C'est cool. ça gagne du temps. ça évite d'avoir à choisir et du coup ça élilmine le risque d'erreur. C'est plutôt pas mal. Sain. Sécure. Propre.
Parce qu'avant... en fait je ne me souviens pas vraiment car c'est la première fois qu'on va voter pour moi. Disons que, ce qui me paraitraît normal si j'avais le choix, ce serait de pouvor décider moi-même de mon candidat, sans lui voir affubler l'écriteau "grand candidat" ou "petit candidat".
Car après tout, qu'est-ce que ça veut dire ? De quel droit s'arroge-t-on le pouvoir de classer les candidats dans une catégorie "premier choix" et une autre "seconde main" ?
Depuis quand y aurait-il un bon et un mauvais vote ?... Des bons et des mauvais candidats déterminerait-il, alors, des bons et des mauvais électeurs ?
Entendrait-on dans les cafés au lendemain du premier tour : "Moi, j'ai voté pour un des deux grands candidats et ya ce con de Roger qu'a voté pour un petit ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !" et les clients de rigoler à leur tour...
C'est pas un monde de cauchemar, ça ?
J'entends dire oui, mais tous ces candidats ça dilue le scrutin, ça éparpille les voix, ça enlève des majorités, on ne sait plus ou on en est, ça favorise les extrèmes !
Ce à quoi la seule et unique réponse possible est : et mon cul c'est du poulet ?
Depuis quand un vote est-il une partie de golf où il faut mettre une balle dans un trou ?
Depuis quand le vote doit-il obéir à autre chose que la règle du libre choix et du libre arbitre de l'électeur ?
Depuis quand, pendant ces quelques instants de totale indépendance, seul au centre de l'isoloir, seul au monde, absolument maître de sa liberté, devrait-on encore obéir à tel diktat, à tel ordre, à telle injonction de ne pas penser ?
Le choix mes amis, le choix.
Battons-nous jusqu'au bout pour avoir le choix.
On ne s'en prive pas dans les supermarchés de nous gaver de produits de consommation, dans les gares sncf de nous gaver d'horaires, dans les boulangeries de gaver nos gosses de bonbons, le long des petites routes départementales de nous gaver de filles de joie.
Tous ces choix qui n'en sont pas, toutes ces "obligations choisies"...
Et il faudrait que le seul jour de fête, la seule fois tous les cinq ans où -enfin- on peut dire merde au système, il faudrait donc qu'on nous pourrisse une ultime fois la vie avec le "petit vote" et le "grand vote".
C'est déplacé, outrancier, grossier, insultant !
Pour tous les candidats comme pour les électeurs.
Déjà qu'on ne comptabilise pas les votes blancs (ces électeurs-là n'ont qu'à la fermer puisqu'ils n'ont rien à dire) maintenant on veut aussi guider votre main dans votre isoloir.
Enfants, c'étaient nos parents qui décidaient pour nous. Adolescents, c'étaient nos profs qui décidaient pour nous. Pour les plus anciens, c'était leur adjudant-chef qui décidait pour eux. Puis nos patrons ont décidé pour nous. Maintenant les médias à leur tour sont entrés dans la danse et veulent choisir à notre place. Le quatrième pouvoir est devenu le premier manipulateur en chef.
Ne nous laissons pas berner, voler, trahir.
N'écoutons que nos voix, ne suivons que nos coeurs.
Choisissons !
N'offrons pas encore nos âmes, car à force elles en deviendraient si minces qu'elles pourraient à tout jamais disparaître.
C'est vrai que voilà une bonne chose de faite. Après tout, c'était contraignant, fastidieux. Et cette manie de faire ça le dimanche ! Même si c'est tous les cinq ans, est-ce qu'on n'a pas mieux à faire que d'aller s'enfermer dans un isoloir un dimanche ?
ça doit être ça la démocratie : voter pour nous. C'est cool. ça gagne du temps. ça évite d'avoir à choisir et du coup ça élilmine le risque d'erreur. C'est plutôt pas mal. Sain. Sécure. Propre.
Parce qu'avant... en fait je ne me souviens pas vraiment car c'est la première fois qu'on va voter pour moi. Disons que, ce qui me paraitraît normal si j'avais le choix, ce serait de pouvor décider moi-même de mon candidat, sans lui voir affubler l'écriteau "grand candidat" ou "petit candidat".
Car après tout, qu'est-ce que ça veut dire ? De quel droit s'arroge-t-on le pouvoir de classer les candidats dans une catégorie "premier choix" et une autre "seconde main" ?
Depuis quand y aurait-il un bon et un mauvais vote ?... Des bons et des mauvais candidats déterminerait-il, alors, des bons et des mauvais électeurs ?
Entendrait-on dans les cafés au lendemain du premier tour : "Moi, j'ai voté pour un des deux grands candidats et ya ce con de Roger qu'a voté pour un petit ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !" et les clients de rigoler à leur tour...
C'est pas un monde de cauchemar, ça ?
J'entends dire oui, mais tous ces candidats ça dilue le scrutin, ça éparpille les voix, ça enlève des majorités, on ne sait plus ou on en est, ça favorise les extrèmes !
Ce à quoi la seule et unique réponse possible est : et mon cul c'est du poulet ?
Depuis quand un vote est-il une partie de golf où il faut mettre une balle dans un trou ?
Depuis quand le vote doit-il obéir à autre chose que la règle du libre choix et du libre arbitre de l'électeur ?
Depuis quand, pendant ces quelques instants de totale indépendance, seul au centre de l'isoloir, seul au monde, absolument maître de sa liberté, devrait-on encore obéir à tel diktat, à tel ordre, à telle injonction de ne pas penser ?
Le choix mes amis, le choix.
Battons-nous jusqu'au bout pour avoir le choix.
On ne s'en prive pas dans les supermarchés de nous gaver de produits de consommation, dans les gares sncf de nous gaver d'horaires, dans les boulangeries de gaver nos gosses de bonbons, le long des petites routes départementales de nous gaver de filles de joie.
Tous ces choix qui n'en sont pas, toutes ces "obligations choisies"...
Et il faudrait que le seul jour de fête, la seule fois tous les cinq ans où -enfin- on peut dire merde au système, il faudrait donc qu'on nous pourrisse une ultime fois la vie avec le "petit vote" et le "grand vote".
C'est déplacé, outrancier, grossier, insultant !
Pour tous les candidats comme pour les électeurs.
Déjà qu'on ne comptabilise pas les votes blancs (ces électeurs-là n'ont qu'à la fermer puisqu'ils n'ont rien à dire) maintenant on veut aussi guider votre main dans votre isoloir.
Enfants, c'étaient nos parents qui décidaient pour nous. Adolescents, c'étaient nos profs qui décidaient pour nous. Pour les plus anciens, c'était leur adjudant-chef qui décidait pour eux. Puis nos patrons ont décidé pour nous. Maintenant les médias à leur tour sont entrés dans la danse et veulent choisir à notre place. Le quatrième pouvoir est devenu le premier manipulateur en chef.
Ne nous laissons pas berner, voler, trahir.
N'écoutons que nos voix, ne suivons que nos coeurs.
Choisissons !
N'offrons pas encore nos âmes, car à force elles en deviendraient si minces qu'elles pourraient à tout jamais disparaître.


Commentaires
1. Le dimanche 4 février 2007 à 20:00, par grossel
2. Le samedi 17 février 2007 à 14:02, par madgera
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