Chasse, pèche, nature et tas de gros cons
Par lesgarsdelaroyal, vendredi 23 février 2007 à 16:01 :: Le Billet :: #186 :: rss
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Nous l'avions déjà exprimé clairement dans notre billet CHASSEURS GROS CONS qui nous avait valu une avalanche de propos injurieux et une coulée de haine farouche de la part des assassins de la nature.
Il n'est rien de dire à quel point un flot de haine d'une telle intensité est une contre publicité pour ces tristes assassins et que leurs réactions furent pour nous une joie, un régal, un peu comme celle que doit ressentir un patron de presse lorqu'un prix Pulitzer accepte de venir écrire des articles pour son journal.
Mais voici que les représentants des chasseurs reviennent sur le devant de la scène avec l'entrée en campagne des "deux gros candidats", avides de dévorer les voix des tue-sans-joie.
Loin de nous l'idée de jeter des braises sur le feu, et navrés de reparler de tout ça mais, au milieu de ce brouhaha de lèches-culs où Sarkozy a déclaré de la chasse qu'elle doit être "respectée parce qu'elle est respectable" et où Ségolène a défendu "un loisir rural" et "un droit démocratique", revendiquant "une relation amicale et proche" avec les Gros Cons, nous ne pouvons que saluer bien bas la réaction et le discours de Madame Dominique Voynet.
Révérence, chapeau bas et génuflexion.
"Je ne suis pas venue faire la danse du ventre devant vous", a-t-elle prévenu dans un propos liminaire. Madame Dominique Voynet a rappelé s'être vivement affrontée aux chasseurs au moment du vote de sa "loi chasse" en 2000. D'une manière générale, elle a appelé les chasseurs à "mettre un terme concrètement" aux actes de violence dans leurs protestations. Elle a "regretté personnellement que les chasseurs, en tant que lobby, fassent si peu pour la conservation de la nature". Madame Dominique Voynet a estimé que "la politique de la chasse doit rester sous la tutelle du ministère de la protection de la nature et de l'environnement" pour aller à l'encontre des Gros Cons qui demandent leur rattachement à un grand ministère de la ruralité.
Affrontant tous les dangers, telle David face à Goliath, cette femme a su faire preuve de courage et d'audace pour aller défier verbalement la Connerie avachie dans des centaines de fauteuils. Il fallait que quelqu'un le fit, elle a osé, elle l'a fait.
Et nous qui sommes de la race des pleutres, des couards, des poltrons, douillettement planqués derrière nos ordinateurs, trop conscients que devant les fusils chargés aucune parole -surtout honnête- ne vaut un bon gilet pare balles, nous ne pouvons que lui réitérer ici toute notre admiration.
Nous vous proposons un petit extrait de l'intervention de Madame Dominique Voynet (c'est décidé, à partir d'aujourd'hui, je témoignerai toujours un respect particulier à son égard) lors de son face à face verbal avec les Gros Cons. C'était le 20 février dernier à la maison de la chimie. Tendez l'oreille, le son n'est pas terrible, ça a du être pris avec un téléphone portable mais ça vaut son pesant de cacahuettes.
Vous pouvez retrouver la page que nous lui avons consacrée ICI.
Il n'est rien de dire à quel point un flot de haine d'une telle intensité est une contre publicité pour ces tristes assassins et que leurs réactions furent pour nous une joie, un régal, un peu comme celle que doit ressentir un patron de presse lorqu'un prix Pulitzer accepte de venir écrire des articles pour son journal.
Mais voici que les représentants des chasseurs reviennent sur le devant de la scène avec l'entrée en campagne des "deux gros candidats", avides de dévorer les voix des tue-sans-joie.
Loin de nous l'idée de jeter des braises sur le feu, et navrés de reparler de tout ça mais, au milieu de ce brouhaha de lèches-culs où Sarkozy a déclaré de la chasse qu'elle doit être "respectée parce qu'elle est respectable" et où Ségolène a défendu "un loisir rural" et "un droit démocratique", revendiquant "une relation amicale et proche" avec les Gros Cons, nous ne pouvons que saluer bien bas la réaction et le discours de Madame Dominique Voynet.
Révérence, chapeau bas et génuflexion.
"Je ne suis pas venue faire la danse du ventre devant vous", a-t-elle prévenu dans un propos liminaire. Madame Dominique Voynet a rappelé s'être vivement affrontée aux chasseurs au moment du vote de sa "loi chasse" en 2000. D'une manière générale, elle a appelé les chasseurs à "mettre un terme concrètement" aux actes de violence dans leurs protestations. Elle a "regretté personnellement que les chasseurs, en tant que lobby, fassent si peu pour la conservation de la nature". Madame Dominique Voynet a estimé que "la politique de la chasse doit rester sous la tutelle du ministère de la protection de la nature et de l'environnement" pour aller à l'encontre des Gros Cons qui demandent leur rattachement à un grand ministère de la ruralité.
Affrontant tous les dangers, telle David face à Goliath, cette femme a su faire preuve de courage et d'audace pour aller défier verbalement la Connerie avachie dans des centaines de fauteuils. Il fallait que quelqu'un le fit, elle a osé, elle l'a fait.
Et nous qui sommes de la race des pleutres, des couards, des poltrons, douillettement planqués derrière nos ordinateurs, trop conscients que devant les fusils chargés aucune parole -surtout honnête- ne vaut un bon gilet pare balles, nous ne pouvons que lui réitérer ici toute notre admiration.
Nous vous proposons un petit extrait de l'intervention de Madame Dominique Voynet (c'est décidé, à partir d'aujourd'hui, je témoignerai toujours un respect particulier à son égard) lors de son face à face verbal avec les Gros Cons. C'était le 20 février dernier à la maison de la chimie. Tendez l'oreille, le son n'est pas terrible, ça a du être pris avec un téléphone portable mais ça vaut son pesant de cacahuettes.
Vous pouvez retrouver la page que nous lui avons consacrée ICI.


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