OLIVIER BESANCENOT : LA GUERRE CIVILE AVEC LE SOURIRE.
Par lesgarsdelaroyal, mardi 27 mars 2007 à 22:48 :: Le Billet :: #207 :: rss
"Dans la révolution et la guerre civile, il s'agit d'anéantir le bourgeois à jamais en tant que classe." - Léon Trosky, Terrorisme et communisme.
Ce qu'on aime chez Olivier Besancenot c'est son sourire.
Ce type est un pro du sourire comme Mère Theresa était une pro des mourants indiens.
Ya rien à redire. C’est de la belle ouvrage.
Ce gars-là pourrait faire des animations dans les rayons d’un hypermarché les doigts dans le nez.
Vous savez, le genre de gars qui vous fait goûter des tranches de saucisson sur une assiette ou des rillettes d’oie label rouge.
Mais avec un sourire pareil j’en achète trois des saucissons, trois !
Alors, qu'en fait, Olivier Besancenot ne promotionne pas des saucissons, mais la révolution du prolétariat.
C’est pas loin du saucisson vu que ça produit un paquet de matière première pour en faire, du saucisson, en revanche, on peut pas en acheter plusieurs.
En général, quand on prend une révolution du prolétariat, yen a pour un sacré bout de temps avant qu'on ait envie d’en prendre une deuxième, genre un siècle ou deux, voyez.
La révolution du prolétariat, c’est un peu de la série limitée, du fait main.
Comme la paire de Berlutti à cinquante mille balles de Roland Dumas.
Tout ça pour dire que pour réussir à en placer une de guerre civile avec anéantissement de la bourgeoisie et tout le tintouin ya intérêt à avoir des dents blanches. Comprenez ?
Imaginez un peu un gars grassouillet, poilu, la cinquantaine, sapé comme un conducteur de métro qui essaie de vous convaincre d’acheter trois saucissons.
Qu’il aille se faire foutre.
Alors que si Claudia Schiffer vous met la main sur l’épaule et vous susurre dans le creux de l’oreille qu’elle serait très fière de vous si vous faisiez un don pour les orphelins de Pluton…
Donateur privilégié que vous devenez dans la minute.
Olivier Besancenot, c’est pareil.
C’est le Claudia Schiffer de la lutte des classes.
Quand on voit sa tronche, on a envie de se battre. Non je déconne.
"Allez quoi, merde, les gars, rien qu’une petite. Hein, allez, merde, quoi, dites pas non, je vous le demande avec le sourire, quoi, merde. Une petite révolution, cent mille morts et on n’en parle plus."
Il a pas la classe ce gars-là ? Franchement.
Moi je dis, chez Auchan, ils savent pas ce qu’ils perdent.
Olivier Besancenot président de la république ?
Ah ! Ah! Ah! Ah! Ah! Et pourquoi pas Nikos Aliagas à l’Académie française ?



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