Non, nous ne vous en voulons pas !
Par lesgarsdelaroyal, mardi 8 mai 2007 à 10:55 :: Le Billet :: #255 :: rss
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Contrairement à ce que l'on entend un peu partout autour de nous et à ce que l'on peut lire ça et là sur la toile, non, nous n'en voulons pas à tous ceux des électeurs qui ont voté pour Nicolas Sarkozy.
C'était une belle élection, dans la plus pure tradition de la démocratie.
Toute la France ou presque s'est déplacée dans les isoloirs, c'est sans doute là la principale victoire de cette élection.
Il ne faut jamais détester son adversaire simplement parce qu'il a gagné la partie ou parce qu'il l'a perdue.
Sinon, quand les habitants d'un même pays se mettent à se détester entre eux, ça peut rapidement se transformer en guerre civile.
Et quels imbéciles inconscients ignares serions-nous d'appeler de nos voeux une telle issue ?
En bons laïcs, athées, indépendants et fiers de l’être, la seule voix qui s’offre à nous désormais est le combat des idées, comme ce fut notre choix depuis l’ouverture de ce blog et comme cela continuera à l’être, avec de l’humour et sans haine.
Lorsqu’on a la haine il faut acheter une arme. La seule que nous ayons est le clavier de notre ordinateur. Elle nous paraît assez puissante comme ça et si vous lisez ces lignes c’est qu’un autre clavier est aussi la vôtre.
Nous ne sommes que des citoyens, pas des militants, nous n'avons dans notre portefeuille la carte d'aucun parti, nous ne recevons d'ordre de personne sauf de nos enfants lorsqu'ils nous somment de les prendre dans nos bras et nous prenons la liberté de ne jamais censurer notre parole car telle est notre conception de la liberté.
Gageons que la droite dure qui vient d’arriver aux affaires a la même conception que nous du « vivre en commun » et qu’elle nous montre ainsi qu’on peut être de droite et gentil, comme l'affirmait Bigard au soir du 6 mai.
Alors c’est sûr un Français sur deux n’a pas voté comme nous.
Nous ne pensons pas pour autant qu’un Français sur deux est un gros con. Quel mauvais calcul. Si nous pensions cela, nous accepterions l’idée d’être les gros cons de ceux qui n’ont pas voté comme nous.
Quelle bêtise.
Quelle impasse.
La stérilité comme un dogme.
Un Français sur deux, ça veut dire fatalement les collègues de travail, les amis, la famille. Alors c'est ça ? Je travaille avec des gros cons, une partie de mes amis sont des gros cons, dans ma famille ya plein de gros cons ?
Il n’y a pas des frontières franches dans les idées, des délimitations marquées, des règles éternelles, des fossés infranchissables.
Nous croyons au contraire qu’il faut sans cesse s’apporter quelque chose, se convaincre, débattre, s’aider, démontrer, essayer, agir pour pouvoir vivre ensemble.
Nos idées nous portent vers la gauche, les vôtres vers la droite, et alors ?
Tant mieux, nous aurons toujours des débats entre nous et ainsi va la vie d’un pays constitué d’habitants qui se respectent.
Tout ça n’empêche pas l’humour, tout ça n’empêche pas la dérision, la déconnade, tout ça est nécessaire pour vivre ensemble.
Pour bien s’emboîter il faut être différents.
Que toutes nos idées fassent avancer la France.
Nous ne croyons pas à la victoire du plus malin ou du plus fort. Nous lui préférons la victoire du plus démocrate et du plus intelligent.
C'était une belle élection, dans la plus pure tradition de la démocratie.
Toute la France ou presque s'est déplacée dans les isoloirs, c'est sans doute là la principale victoire de cette élection.
Il ne faut jamais détester son adversaire simplement parce qu'il a gagné la partie ou parce qu'il l'a perdue.
Sinon, quand les habitants d'un même pays se mettent à se détester entre eux, ça peut rapidement se transformer en guerre civile.
Et quels imbéciles inconscients ignares serions-nous d'appeler de nos voeux une telle issue ?
En bons laïcs, athées, indépendants et fiers de l’être, la seule voix qui s’offre à nous désormais est le combat des idées, comme ce fut notre choix depuis l’ouverture de ce blog et comme cela continuera à l’être, avec de l’humour et sans haine.
Lorsqu’on a la haine il faut acheter une arme. La seule que nous ayons est le clavier de notre ordinateur. Elle nous paraît assez puissante comme ça et si vous lisez ces lignes c’est qu’un autre clavier est aussi la vôtre.
Nous ne sommes que des citoyens, pas des militants, nous n'avons dans notre portefeuille la carte d'aucun parti, nous ne recevons d'ordre de personne sauf de nos enfants lorsqu'ils nous somment de les prendre dans nos bras et nous prenons la liberté de ne jamais censurer notre parole car telle est notre conception de la liberté.
Gageons que la droite dure qui vient d’arriver aux affaires a la même conception que nous du « vivre en commun » et qu’elle nous montre ainsi qu’on peut être de droite et gentil, comme l'affirmait Bigard au soir du 6 mai.
Alors c’est sûr un Français sur deux n’a pas voté comme nous.
Nous ne pensons pas pour autant qu’un Français sur deux est un gros con. Quel mauvais calcul. Si nous pensions cela, nous accepterions l’idée d’être les gros cons de ceux qui n’ont pas voté comme nous.
Quelle bêtise.
Quelle impasse.
La stérilité comme un dogme.
Un Français sur deux, ça veut dire fatalement les collègues de travail, les amis, la famille. Alors c'est ça ? Je travaille avec des gros cons, une partie de mes amis sont des gros cons, dans ma famille ya plein de gros cons ?
Il n’y a pas des frontières franches dans les idées, des délimitations marquées, des règles éternelles, des fossés infranchissables.
Nous croyons au contraire qu’il faut sans cesse s’apporter quelque chose, se convaincre, débattre, s’aider, démontrer, essayer, agir pour pouvoir vivre ensemble.
Nos idées nous portent vers la gauche, les vôtres vers la droite, et alors ?
Tant mieux, nous aurons toujours des débats entre nous et ainsi va la vie d’un pays constitué d’habitants qui se respectent.
Tout ça n’empêche pas l’humour, tout ça n’empêche pas la dérision, la déconnade, tout ça est nécessaire pour vivre ensemble.
Pour bien s’emboîter il faut être différents.
Que toutes nos idées fassent avancer la France.
Nous ne croyons pas à la victoire du plus malin ou du plus fort. Nous lui préférons la victoire du plus démocrate et du plus intelligent.


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