Une tribune libre de Pierre Damiens
Par lesgarsdelaroyal, vendredi 18 mai 2007 à 09:13 :: Tribune libre :: #263 :: rss
Socialisme et métissage, les armes ultimes du capitalisme.
« Il n’y a plus de place en Europe pour un peuple non métissé »… Donald Rumsfeld.
Cette phrase qui signait l’arrêt de mort de la Serbie en tant que nation souveraine aurait dû mettre la puce à l’oreille des citoyens de la « vieille Europe », pour ce qu’elle contient de charge prophétique, de déclaration d’intention et de menace.
On répète à l’envi que notre monde est complexe, que ses acteurs mouvants, que les cartes sont brouillées. En effet. Il est aussi vain de tenter de comprendre les ressorts des mécanismes planétaires en décryptant l’actualité que de vouloir lire son avenir dans un jeu de tarot. Plutôt que d’interroger en vain les arcanes et leur conjoncture alambiquée, mieux vaut s’intéresser aux protagonistes assis à la table de jeu.
Quel est le but poursuivi par les éminences qui nous gouvernent, qui détient vraiment le pouvoir, peut-on encore décider du sort d’une humanité sans cesse croissante et boulimique ?
La réponse se dessine dès que l’on s’arrache à l’extase médiatique, quand on s’éloigne de l’évènementiel pour s’attacher aux tendances lourdes. A l’aune de l’évolution de la civilisation européenne et occidentale au cours des deux derniers siècles, on mesure le chemin parcouru, on distingue le cap suivi, on est à même d’identifier qui tient la barre. Il est alors évident, limpide, incontestable que la démocratie est une machine à tuer les peuples aux mains d’une oligarchie financière et qu’elle vise, grâce au jeu subtil du libéralisme et du socialisme, à exploiter de manière systématique une humanité standardisée par le métissage.
La démocratie, machine à décérébrer les peuples :
La campagne présidentielle actuelle est la démonstration flagrante de la vacuité du débat politique en démocratie. Les véritables enjeux sont masqués par des écrans de fumée : mariage homosexuel, développement durable… Lorsqu’ils sont portés sur la place publique, les sujets d’importance le sont sous une forme volontairement caricaturale.
En 40 ans, la France a ainsi été colonisée par des millions d’extra-européens, elle a été privée de sa souveraineté, de ses frontières, de son indépendances, sans qu’une seule fois, le peuple français ait été véritablement informé puis consulté.
Quand celui-ci s’est opposé au traité constitutionnel de l’Union Européenne, les « docteurs es démocratie » ont tourné ce vote en dérision, l’ont qualifié de contestation passagère. Idem pour les 4 millions de voix du Front National qui pèsent infiniment moins que le lobbying de quelques poignées d’individus organisés en cercle d’influence.
La démocratie, en prétendant demander son avis au peuple, prive celui-ci de sa substance : sa cohésion. Car un peuple a besoin d’être dirigé, non d’être ausculté en permanence. Un peuple a besoin de s’identifier à un état qui l’organise, à des gouvernants qui défendent ses intérêts, à des chefs qui lui indiquent la direction à suivre. Sous couvert de concertation, la démocratie libérale divise irrémédiablement le peuple qui s’entredéchire au rythme des échéances électorales, partis contre partis, lobbies contre lobbies, clans contre clans.
Ainsi, le peuple se transforme en foule, version décérébrée de celui-ci.
Un peuple est doté d’une âme, d’une intelligence, d’un cœur. Une foule n’a que des pulsions, des réflexes. Il est beaucoup plus facile de manipuler une foule que de conduire un peuple. C’est à cela que s’emploient les spin-doctors des officines qui ont confisqué le pouvoir.
Le socialisme, arme ultime du grand capital :
Comment peut-on être encore marxiste au XXIe siècle ? Le socialisme, le communisme et leurs émanations altermondialistes pourraient-ils exister s’ils n’avaient une fonction précise dans le système idéologique dominant ? Pourquoi l’extrême gauche révolutionnaire est-elle l’objet de tolérance et parfois de bienveillance de la part des régimes libéraux, tandis que l’extrême droite nationaliste est unanimement condamnée ?
La réponse est simple. Le socialisme actuel n’est plus qu’un succédané, qu’un ersatz fabriqué, entretenu et financé par le grand capital. Les leaders socialistes sont formés dans les écoles étatiques, ils sont souvent agents de la fonction publique, ils sont des piliers du système.
Le socialisme est l’argument suprême de la grande finance. Au nom des acquis sociaux, de la solidarité, les gouvernants, de droite ou de gauche, peuvent pressurer les classes moyennes. Le socialisme libéral ou le libéralisme social, visages du Janus républicain en Europe, pratiquent le chantage social.
Par un habile tour de passe-passe, les revenus des classes moyennes sont ponctionnés pour financer les innombrables aides sociales et sont donc partiellement redistribués aux oisifs et aux cas sociaux. Ces derniers sont les enfants chéris des républiques et des grands financiers qui les manipulent : un cas social est une aubaine. Il consomme tout, n’épargne rien, n’acquiert pas de patrimoine durable. Il est l’homo consumens idéal.
Au bilan, la soi-disant redistribution des richesses qu’est censée organiser le système social n’est qu’une machine à transformer les finances publiques en bénéfices privés. Grâce aux revenus sociaux, les pauvres redeviennent solvables et empruntent, achètent à crédit à des taux usuraires, renégocient leurs dettes, gavent les banquiers de leurs allocations. Mieux, le prolétaire, par la paupérisation qu’il incarne et par la menace contre les « bourgeois » qu’il est susceptible de représenter en cas de révolte, est l’aiguillon favori du capitalisme. Au nom de la sacro-sainte solidarité, les grands financiers peuvent endetter les peuples sans demander leur consentement. Aujourd’hui, chaque français qui naît hérite de 17 000 euros de dette ! On exige de lui qu’il finance son avenir, la retraite de ses aïeux peu précautionneux mais aussi, et surtout, l’afflux inextinguible de migrants légaux ou non, dont la plupart ne travailleront jamais de manière officielle donc ne cotiseront à rien mais auront droit à tout ! Les bénéficiaires de ce surendettement sont aux deux extrémités du spectre social : les assistés d’une part, les magnas de la finance de l’autre.
Métisser pour régner :
Le jugement de Nuremberg, comme sa réplique de La Haye, est parvenu à condamner collectivement les identités européennes. Pour tout un chacun, le coupable des crimes contre l’humanité, ce n’est pas Eichmann, ni Hitler, ni Milosevic, non… c’est le nationalisme, le patriotisme et par extension les cultures qui les nourrissent. Ce verdict catégorique n’était pas seulement sous-tendu par des intentions humanitaires et pacifiques.
D’un point de vue pratique, les identités nationales sont des verrous, des obstacles, des foyers de résistance face à l’avènement d’une ploutocratie mondiale, laquelle est très éloignée des clichés car elle échappe aux carcans communautaires. Au risque d’en décevoir certains, aucune ethnie ne gouverne le monde: ni les juifs, ni les arméniens, ni les évangélistes, ni les libanais, pas même les chinois. Les puissances de l’argent ne connaissent ni frontières, ni attaches. Elles jouent des identités lorsque cela sert leurs projets. Sans plus. Le métissage constitue sans doute la phase ultime de la prise de contrôle des masses par les pseudo élites cooptées de la finance. La créolisation du monde est l’application du fordisme jusqu’au bout de sa logique. La standardisation des besoins, ou plutôt des envies, qu’elle implique, facilité la réalisation de profits à l’échelle planétaire.
En outre, le déracinement des hommes, l’avènement d’une humanité nomadisées et grouillante est un gage de l’irréversibilité de l’évolution du cheptel vers une docilité aveugle. Un peuple soudé aurait renversé Bush, Chirac ou Blair. Les conglomérats multiraciaux que l’on a substitués aux vieux peuples en sont incapables.
En 1934, les parisiens avaient tenté de mettre à bas le gouvernement pour une affaire de corruption infiniment moins grave que les trafics actuels, tels que les frégates de Taiwan, les magouilles pétrolières, le scandale d’Enron, l’argent sale de l’empire Halliburton.
Une société pluriethnique confine ses citoyens dans l’individualisme puisqu’elle supprime les liens du sang, les liens entre l’homme et sa terre natale, puisqu’elle abolit la notion de patrie. Aux formidables puissances de la hiérarchie naturelle qui structurait les sociétés archaïques, les sociétés modernes ont substitué de frêles accointances basées sur des attitudes, sur des identités électives, sur des affinités superficielles.
Aujourd’hui, les « gens » se regroupent au sein d’associations, de mouvements fédérés par une opinion, une option sexuelle ou un code vestimentaire, dont le ciment est éphémère. En contrepartie, les liens anciens, ceux de la filiation, de la famille, de la lignée, ceux là sont ringardisés et dénoncés comme d’insupportables sujétions. Cependant, il est bien improbable de pouvoir recréer au sein de cercles à la mode, ce tissu social indispensable à la construction d’une personnalité.
Au contraire, la raison d’être des associations en vogue participe souvent à la gadgétisation de l’individu : Act-up, Attac et autres pétaudières d’activisme convenu sont attelées à la promotion d’un modèle humain voué à l’égocentrisme.
Or un individu ne peut avoir d’honneur s’il n’a plus de valeur ancestrale à honorer. Tous les coups lui sont permis puisqu’il est étranger partout. Il est vain de nier la causalité flagrante entre immigration, déracinement et délinquance. La perte des repères identitaires s’accompagne immanquablement de celle des repères moraux.
Pariant sur la force qui voue les individus fragilisés à la déchéance morale comme la gravitation mène l’eau dans le sens de la plus grande pente, les éminences grises des cabinets, des officines, des loges et des conseils d’administration, savent qu’en tolérant que le vulgum pecus s’adonne à de petits traficotages, ils ont la garantie de pouvoir commettre leur forfaits planétaires en toute quiétude.
Paradoxalement, les petites incivilités, la consommation de drogues illicites, la fraude fiscale, le piratage informatique, sont les meilleurs gardes-chiourmes du système capitaliste totalitaire : tous pourris, tous corrompus… donc on vote escroc plutôt que facho !
Le système capitaliste a, par les voies de l’adaptation, parachevé son évolution. Au terme d’un processus de darwinisme historique, il a survécu aux soubresauts du XXe siècle et en est sorti renforcé. Le capitalisme ne se contente plus de tirer le meilleur parti économique des sociétés parmi lesquelles il s’est développé. Désormais, il les régit intégralement, y compris dans les domaines où l’eugénisme avait échoué. Il produit, par le biais du contrôle des naissances, des migrations, de l’éducation et des médias, les troupeaux de bipèdes calibrés pour assurer sa pérennité.
Seuls des être vertueux pourraient lutter contre les tendances morbides qui vouent l’homo europeanicus à l’extinction. Seuls des hommes enracinés, unis par leur lignage, peuvent avoir la force de combattre dans la durée une oppression aussi tentaculaire que protéiforme et sournoise. Quant à ces clones métissés, égoïstes et vindicatifs que l’on fabrique aujourd’hui sous nos latitudes, ils ne sont que les idiots utiles de la dictature du profit.
Comme pour tous les autres textes publiés sur le site "www.lesgarsdelaroyal.com", les propos tenus et les idées développées n'engagent chaque fois que leurs auteurs respectifs.
Cette phrase qui signait l’arrêt de mort de la Serbie en tant que nation souveraine aurait dû mettre la puce à l’oreille des citoyens de la « vieille Europe », pour ce qu’elle contient de charge prophétique, de déclaration d’intention et de menace.
On répète à l’envi que notre monde est complexe, que ses acteurs mouvants, que les cartes sont brouillées. En effet. Il est aussi vain de tenter de comprendre les ressorts des mécanismes planétaires en décryptant l’actualité que de vouloir lire son avenir dans un jeu de tarot. Plutôt que d’interroger en vain les arcanes et leur conjoncture alambiquée, mieux vaut s’intéresser aux protagonistes assis à la table de jeu.
Quel est le but poursuivi par les éminences qui nous gouvernent, qui détient vraiment le pouvoir, peut-on encore décider du sort d’une humanité sans cesse croissante et boulimique ?
La réponse se dessine dès que l’on s’arrache à l’extase médiatique, quand on s’éloigne de l’évènementiel pour s’attacher aux tendances lourdes. A l’aune de l’évolution de la civilisation européenne et occidentale au cours des deux derniers siècles, on mesure le chemin parcouru, on distingue le cap suivi, on est à même d’identifier qui tient la barre. Il est alors évident, limpide, incontestable que la démocratie est une machine à tuer les peuples aux mains d’une oligarchie financière et qu’elle vise, grâce au jeu subtil du libéralisme et du socialisme, à exploiter de manière systématique une humanité standardisée par le métissage.
La démocratie, machine à décérébrer les peuples :
La campagne présidentielle actuelle est la démonstration flagrante de la vacuité du débat politique en démocratie. Les véritables enjeux sont masqués par des écrans de fumée : mariage homosexuel, développement durable… Lorsqu’ils sont portés sur la place publique, les sujets d’importance le sont sous une forme volontairement caricaturale.
En 40 ans, la France a ainsi été colonisée par des millions d’extra-européens, elle a été privée de sa souveraineté, de ses frontières, de son indépendances, sans qu’une seule fois, le peuple français ait été véritablement informé puis consulté.
Quand celui-ci s’est opposé au traité constitutionnel de l’Union Européenne, les « docteurs es démocratie » ont tourné ce vote en dérision, l’ont qualifié de contestation passagère. Idem pour les 4 millions de voix du Front National qui pèsent infiniment moins que le lobbying de quelques poignées d’individus organisés en cercle d’influence.
La démocratie, en prétendant demander son avis au peuple, prive celui-ci de sa substance : sa cohésion. Car un peuple a besoin d’être dirigé, non d’être ausculté en permanence. Un peuple a besoin de s’identifier à un état qui l’organise, à des gouvernants qui défendent ses intérêts, à des chefs qui lui indiquent la direction à suivre. Sous couvert de concertation, la démocratie libérale divise irrémédiablement le peuple qui s’entredéchire au rythme des échéances électorales, partis contre partis, lobbies contre lobbies, clans contre clans.
Ainsi, le peuple se transforme en foule, version décérébrée de celui-ci.
Un peuple est doté d’une âme, d’une intelligence, d’un cœur. Une foule n’a que des pulsions, des réflexes. Il est beaucoup plus facile de manipuler une foule que de conduire un peuple. C’est à cela que s’emploient les spin-doctors des officines qui ont confisqué le pouvoir.
Le socialisme, arme ultime du grand capital :
Comment peut-on être encore marxiste au XXIe siècle ? Le socialisme, le communisme et leurs émanations altermondialistes pourraient-ils exister s’ils n’avaient une fonction précise dans le système idéologique dominant ? Pourquoi l’extrême gauche révolutionnaire est-elle l’objet de tolérance et parfois de bienveillance de la part des régimes libéraux, tandis que l’extrême droite nationaliste est unanimement condamnée ?
La réponse est simple. Le socialisme actuel n’est plus qu’un succédané, qu’un ersatz fabriqué, entretenu et financé par le grand capital. Les leaders socialistes sont formés dans les écoles étatiques, ils sont souvent agents de la fonction publique, ils sont des piliers du système.
Le socialisme est l’argument suprême de la grande finance. Au nom des acquis sociaux, de la solidarité, les gouvernants, de droite ou de gauche, peuvent pressurer les classes moyennes. Le socialisme libéral ou le libéralisme social, visages du Janus républicain en Europe, pratiquent le chantage social.
Par un habile tour de passe-passe, les revenus des classes moyennes sont ponctionnés pour financer les innombrables aides sociales et sont donc partiellement redistribués aux oisifs et aux cas sociaux. Ces derniers sont les enfants chéris des républiques et des grands financiers qui les manipulent : un cas social est une aubaine. Il consomme tout, n’épargne rien, n’acquiert pas de patrimoine durable. Il est l’homo consumens idéal.
Au bilan, la soi-disant redistribution des richesses qu’est censée organiser le système social n’est qu’une machine à transformer les finances publiques en bénéfices privés. Grâce aux revenus sociaux, les pauvres redeviennent solvables et empruntent, achètent à crédit à des taux usuraires, renégocient leurs dettes, gavent les banquiers de leurs allocations. Mieux, le prolétaire, par la paupérisation qu’il incarne et par la menace contre les « bourgeois » qu’il est susceptible de représenter en cas de révolte, est l’aiguillon favori du capitalisme. Au nom de la sacro-sainte solidarité, les grands financiers peuvent endetter les peuples sans demander leur consentement. Aujourd’hui, chaque français qui naît hérite de 17 000 euros de dette ! On exige de lui qu’il finance son avenir, la retraite de ses aïeux peu précautionneux mais aussi, et surtout, l’afflux inextinguible de migrants légaux ou non, dont la plupart ne travailleront jamais de manière officielle donc ne cotiseront à rien mais auront droit à tout ! Les bénéficiaires de ce surendettement sont aux deux extrémités du spectre social : les assistés d’une part, les magnas de la finance de l’autre.
Métisser pour régner :
Le jugement de Nuremberg, comme sa réplique de La Haye, est parvenu à condamner collectivement les identités européennes. Pour tout un chacun, le coupable des crimes contre l’humanité, ce n’est pas Eichmann, ni Hitler, ni Milosevic, non… c’est le nationalisme, le patriotisme et par extension les cultures qui les nourrissent. Ce verdict catégorique n’était pas seulement sous-tendu par des intentions humanitaires et pacifiques.
D’un point de vue pratique, les identités nationales sont des verrous, des obstacles, des foyers de résistance face à l’avènement d’une ploutocratie mondiale, laquelle est très éloignée des clichés car elle échappe aux carcans communautaires. Au risque d’en décevoir certains, aucune ethnie ne gouverne le monde: ni les juifs, ni les arméniens, ni les évangélistes, ni les libanais, pas même les chinois. Les puissances de l’argent ne connaissent ni frontières, ni attaches. Elles jouent des identités lorsque cela sert leurs projets. Sans plus. Le métissage constitue sans doute la phase ultime de la prise de contrôle des masses par les pseudo élites cooptées de la finance. La créolisation du monde est l’application du fordisme jusqu’au bout de sa logique. La standardisation des besoins, ou plutôt des envies, qu’elle implique, facilité la réalisation de profits à l’échelle planétaire.
En outre, le déracinement des hommes, l’avènement d’une humanité nomadisées et grouillante est un gage de l’irréversibilité de l’évolution du cheptel vers une docilité aveugle. Un peuple soudé aurait renversé Bush, Chirac ou Blair. Les conglomérats multiraciaux que l’on a substitués aux vieux peuples en sont incapables.
En 1934, les parisiens avaient tenté de mettre à bas le gouvernement pour une affaire de corruption infiniment moins grave que les trafics actuels, tels que les frégates de Taiwan, les magouilles pétrolières, le scandale d’Enron, l’argent sale de l’empire Halliburton.
Une société pluriethnique confine ses citoyens dans l’individualisme puisqu’elle supprime les liens du sang, les liens entre l’homme et sa terre natale, puisqu’elle abolit la notion de patrie. Aux formidables puissances de la hiérarchie naturelle qui structurait les sociétés archaïques, les sociétés modernes ont substitué de frêles accointances basées sur des attitudes, sur des identités électives, sur des affinités superficielles.
Aujourd’hui, les « gens » se regroupent au sein d’associations, de mouvements fédérés par une opinion, une option sexuelle ou un code vestimentaire, dont le ciment est éphémère. En contrepartie, les liens anciens, ceux de la filiation, de la famille, de la lignée, ceux là sont ringardisés et dénoncés comme d’insupportables sujétions. Cependant, il est bien improbable de pouvoir recréer au sein de cercles à la mode, ce tissu social indispensable à la construction d’une personnalité.
Au contraire, la raison d’être des associations en vogue participe souvent à la gadgétisation de l’individu : Act-up, Attac et autres pétaudières d’activisme convenu sont attelées à la promotion d’un modèle humain voué à l’égocentrisme.
Or un individu ne peut avoir d’honneur s’il n’a plus de valeur ancestrale à honorer. Tous les coups lui sont permis puisqu’il est étranger partout. Il est vain de nier la causalité flagrante entre immigration, déracinement et délinquance. La perte des repères identitaires s’accompagne immanquablement de celle des repères moraux.
Pariant sur la force qui voue les individus fragilisés à la déchéance morale comme la gravitation mène l’eau dans le sens de la plus grande pente, les éminences grises des cabinets, des officines, des loges et des conseils d’administration, savent qu’en tolérant que le vulgum pecus s’adonne à de petits traficotages, ils ont la garantie de pouvoir commettre leur forfaits planétaires en toute quiétude.
Paradoxalement, les petites incivilités, la consommation de drogues illicites, la fraude fiscale, le piratage informatique, sont les meilleurs gardes-chiourmes du système capitaliste totalitaire : tous pourris, tous corrompus… donc on vote escroc plutôt que facho !
Le système capitaliste a, par les voies de l’adaptation, parachevé son évolution. Au terme d’un processus de darwinisme historique, il a survécu aux soubresauts du XXe siècle et en est sorti renforcé. Le capitalisme ne se contente plus de tirer le meilleur parti économique des sociétés parmi lesquelles il s’est développé. Désormais, il les régit intégralement, y compris dans les domaines où l’eugénisme avait échoué. Il produit, par le biais du contrôle des naissances, des migrations, de l’éducation et des médias, les troupeaux de bipèdes calibrés pour assurer sa pérennité.
Seuls des être vertueux pourraient lutter contre les tendances morbides qui vouent l’homo europeanicus à l’extinction. Seuls des hommes enracinés, unis par leur lignage, peuvent avoir la force de combattre dans la durée une oppression aussi tentaculaire que protéiforme et sournoise. Quant à ces clones métissés, égoïstes et vindicatifs que l’on fabrique aujourd’hui sous nos latitudes, ils ne sont que les idiots utiles de la dictature du profit.
Comme pour tous les autres textes publiés sur le site "www.lesgarsdelaroyal.com", les propos tenus et les idées développées n'engagent chaque fois que leurs auteurs respectifs.


Commentaires
1. Le samedi 19 mai 2007 à 19:48, par Michel Drac
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