jeudi 24 septembre 2009
EN FAIT, QUI EST COUPABLE ? DE VILLEPIN OU SARKOZY ?
Par lesgarsdelaroyal, jeudi 24 septembre 2009 à 21:59 :: ça se passe en France !
Le gars De Villepin n'est pas le dernier pour la déconne. Mais c'est plutôt le genre "La classe", tenue de soirée, bien gaulé, pas besoin de courir pour faire sportif.
N'oublions non plus jamais son discours aux nations unies en 2003 pour porter haut et fort le NON de l'engagement de la France à la guerre en Irak (ce qui aujourd'hui serait totalement impossible avec Sarkozy).
Voilà donc qu'après un feuilleton de plusieurs années, s'ouvre le procès Clearstream. Le 21 septembre, juste avant de s'essuyer les pieds sur le tapis pour entrer dans la salle d'audience, il lâche devant les médias :
« Je suis ici par la volonté d'un homme, je suis ici par l'acharnement d'un homme, Nicolas Sarkozy, qui est aussi président de la République française. J'en sortirai libre et blanchi au nom du peuple français. Certains voudraient croire qu'il n'y a pas dans notre pays de procès politique, je veux le croire aussi et pourtant nous sommes ici en 2009 et nous sommes en France ».
Déjà , ça a de la gueule.
De son côté, notre roi du monde qui n'en peut plus de bonheur de voir le grand blondinet derrière les barreaux, lâche à la télévision (un peu à la manière de maître corbeau qui n'y tient plus et ouvre un large bec...) que De Villepin est coupable ! (dingue, non ?)
Nicolas Sarkozy est bien entendu : partie civile dans le procès, Président de la république donc à l'abri judiciaire durant son mandat, mais également le gars qui oriente le parquet et sans doute le dernier dont on puisse imaginer qu'il donne son avis dans un procès, politique ou pas.
Mais non, le gars Sarko, il s'en fout, lui. Il est énervé, il déteste De Villepin, alors il le traitre de coupable à la télévision. Pas possible ? Mais si, j'te dis. Incroyable.
Eh, dites, ça ne vous fait pas penser à quelque chose, un président qui dicte tout à tout le monde, dit le droit, le vrai le faux, le bon le mauvais, qui ne délègue aucun pouvoir et ne s'entoure que de pantins à sa botte ?
Non, à aucun moment je n'ai prononcé le mot dictateur. C'est pas moi. C'est vous qui y avez pensé.
Quoi qu'il en soit, ce De Villepin, nous, on l'aime bien, déjà pour le coup de pied dans la fourmilière et puis aussi parce que c'est un peu David contre Goliath, sauf que cette fois Goliath il est tout petit.
Rigolo, non ?
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