Il y a les indécrotables racistes et puis les autres.
Les vannes à deux balles, genre "ce ne sont pas mes lunettes, ce sont mes narines !".
Les expressions qu'on ne contrôle plus, les mots qui font partie du langage courant, les "travail d'arabe", les juifs qui sont riches, les écossais pingres, les anglais tous des homosexuels, j'en passe et des encore beaucoup plus "drôles".
Il y a les mots que l'on dit en off, entre amis, dans ces petits cercles de gens sûrs, ou du même monde, ou qui comprennent.
Et puis il y a les grossièretés tellement écœurantes mais qui vous collent tant à la peau, qui sont votre quotidien, votre intime façon de penser, votre moi, que vous ne les voyez même plus comme telles.
Si vous êtes au comptoir en train de boire une pression avec des potes après une journée de boulot, vous êtes juste un raciste ordinaire, tout le monde s'en contre fiche, ça passe.
Et puis un beau jour, le même raciste se voit propulsé à un poste clef d'un état clef d'une période clef... Tout change pour lui, mais lui, il ne change pas.
Brice, je crois que dans ce gouvernement, c'est toi qui fais un travail, comment dire, comment tu dis... un travail d'arabe ?